Interview d'Enzo Di Maria : animateur

Pouvez-vous vous présenter succinctement ?

Je m’appelle Enzo DI MARIA, j’ai 21 ans, et je suis étudiant à l’ENSEEIHT, en première année, en tant qu’élève-ingénieur des sciences du numérique. 

Pourquoi avez-vous souhaité devenir animateur.rice de la Fresque du climat ?

Dans le cadre de mon cursus, en deuxième année à La Prépa des INP de Valence, je devais trouver et effectuer un stage. Mes recherches m’ont mené vers l’IMFT. J’ai eu la liberté de choisir dans quel domaine je voulais travailler, j’ai donc choisi « le climat ». Pourquoi ? Car, pour être honnête, c’est un domaine qui m’était totalement inconnu. Je n’ai jamais, de part mon entourage ou mon parcours scolaire, été sensibilisé à cela. Je pensais par exemple, comme beaucoup, que la montée des eaux était due à la fonte des glaciers. Ainsi, étant naturellement curieux, je décidai de m’y pencher de plus près. Mon tuteur de stage, m’en donna l’occasion aux moyens de divers travaux autour du climat, dont la formation à l’animation de la fresque faisait partie.

Qu’apporte cet atelier de différent par rapport à un cours magistral ou une formation classique ?

La nature même de cet exercice est fondamentalement différente de celle d’un cours magistral. Lors de ce dernier, l’étudiant écoute, prend des notes, le discours du professeur est calibré, millimétré, quasiment inflexible. L’étudiant est spectateur. Alors que durant un atelier de la fresque du climat, l’étudiant est acteur. L’apprentissage se fait par l’interaction avec les autres. Le flux d’informations ne va pas du professeur vers l’élève, mais d’un élève vers un autre, tandis que l’animateur contrôle le flux et stimule les conversations. De plus, si dans les grandes lignes, chaque atelier possède de grands points communs, le contenu au sein de ses diverses parties diffère en fonction de ses participants, de leur sensibilité, ainsi les discussions peuvent déboucher sur des sujets très divers.

Le climat est un sujet qui nous concerne tous mais les étudiants et les personnes ne possèdent pas les mêmes connaissances scientifiques, est-ce que cet atelier s’adresse vraiment à tous ?

Dans la pratique, on utilise assez peu de termes techniques, il n’y a pas d’équation mathématique, et la totalité des phénomènes abordés sont explicables avec des mots simples. Si les participants ne sont pas en mesure d’expliquer un phénomène, alors l’animateur peut les orienter.

Conclusion, oui, cet atelier s’adresse à tous.

Pourquoi est-ce important à votre avis de former/sensibiliser les élèves et les personnels de Toulouse INP ?

Cela est important, car Toulouse INP est une structure qui, comme plein d’autres, vise à former les ingénieurs de demain. Or un ingénieur, c’est beaucoup de choses, mais parmi tout cela, c’est souvent un créateur de solutions, ou du moins un chercheur de solutions. S’il y a solution, alors il y a problème. Les conséquences de notre mode de vie sur l’environnement sont un problème, multilatéral, complexe, et qui ne sera résolu qu’après l’action d’une intelligence collective, qui n’inclut pas que des ingénieurs par ailleurs.

Comment avez-vous fait pour maintenir des ateliers pendant la période de confinement que nous venons de traverser ?

Cela s’est fait grâce à un site nommé « Mural » pour le support, et grâce à « Zoom », pour la communication. Je n’ai pour ma part joué à la fresque du climat qu’ainsi, et cela fonctionne très bien.

Existe-t-il des fresques/ateliers au sein de Toulouse INP sur d’autres thématiques en lien avec le développement durable et la responsabilité sociétale ? Souhaitez-vous les faire ?

A ce stade, puisque je suis un nouvel arrivant, je n’en sais rien. Mais si cela existe, alors cela peut être intéressant !

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